Saomagazine.com, un nouveau magazine culturel pour le Tchad

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Comme une justification de l’absence surement remarquée de mes dictées depuis un certain temps, je viens vous présenter la raison fondamentale. Il était question pour moi de finaliser le projet saomagazine.com, en gestation depuis deux ans et dont les contractions devenaient de plus en plus insistantes. En fait au fil du temps et au contact de certaines réalités propres au Tchad, le projet a évolué, a muté, à même changer de sexe par moment pour à la fin donner naissance à une entité androgyne, à cheval entre l’idée de départ et celle d’arrivée.

Saomagazine, un magazine plutôt qu’un portail culturel

Au départ, nous voulions d’un portail culturel, avec un large éventail de ressources et de services accessibles aux acteurs culturels tchadiens qui leur seraient utiles et bénéfiques. Seulement voilà, le portail aurait nécessité préalablement un énorme travail de collecte de données que nous avons commencé bien sûr. Mais, comment faire lorsque 75% des données collectées ne sont que de source orale ? Aucun support physique n’existant pour être numérisé ? Telle est la première équation compliquée qui s’est imposée à nous.

En plus de cela, un portail culturel est avant tout un espace communautaire, où toute une communauté s’implique pour renflouer le portail d’informations utiles. Ce qui implique l’implication des acteurs culturels à s’enregistrer sur le portail, à créer des espaces personnalisés et aussi les alimenter, une tâche à laquelle ils ne sont pas prêts à consacrer du temps ici au Tchad.

Déjà, peu d’entre eux trouvent le temps pour simplement alimenter un compte Facebook, comment pourront-ils alimenter un portail culturel ? Disposons-nous (la team saomagazine) des ressources nécessaires pour parcourir les 1,284 million km² du Tchad pour collecter les données du patrimoine culturel tchadien ? Le temps nous le dira.

Saomagazine.com est un point de départ, une éprouvette de la culture tchadienne.

conférence de presse du lancement officiel

C’est donc armé de beaucoup de volonté et riche des expériences passées que nous avons décidé de mettre la culture tchadienne dans une éprouvette du laboratoire numérique et digital. Il faut commencer, oui il faut bien commencer à un moment, et c’est ce que nous avons décidé de faire. En exploitant les données passées que nous disposons chacun dans nos bibliothèques numériques et en continuant de récolter des données du présent, en se préparant pour celles futures. Nous maximisons sur les volontés qui se manifestent, nous suscitons la curiosité des artistes, nous les incitons à se débarrasser de ses vieilles habitudes à la peau très dure afin de nous donner matière à promouvoir, à pérenniser et à vulgariser.

Saomagazine.com fait et fera son chemin loin des actualités politico-religieuses.

Saomagazine.com ne traite ni de politique, ni de religion. Nous pensons qu’il existe à ce jour suffisamment de sites internet qui traitent à longueur de journée, chacun selon ses accointances de ses sujets. Il existait un vide dans le traitement et la vulgarisation de la culture et de l’art tchadien à l’échelle de tout un site internet qui y est totalement et exclusivement consacré. La nature ayant horreur du vide, voici donc saomagazine.com qui se positionne.

Cultiver le monde sur le Tchad, cultiver le Tchad sur le monde, telle est notre mission

Je ne cesserai jamais de le répéter, la culture est le premier levier de développement d’une société. La culture est la porte d’entrée d’un pays, le miroir via lequel autrui nous regarde et nous apprécie. En l’absence de culture, de culture propre à notre identité, on se perd dans les influences culturelles venues d’ailleurs, qui se bousculent à nos portes à travers l’internet et la télévision.

Nous allons aussi présenter notre culture au monde, afin qu’il sache que le sao n’est pas seulement le guerrier de l’Afrique, mais aussi un homme de culture. La tâche ne sera pas facile tout simplement déjà à cause d’1Go d’internet qui coute 12 000 FCFA (pour nous qui parions beaucoup sur du contenu vidéo) et ensuite parce qu’il faut bousculer les artistes dans leurs habitudes. Mais nous sommes confiants. visitez www.saomagazine.com et rendez-vous aussi sur les comptes Facebook, Twitter, Instagram et Youtube et découvrez un autre Tchad.

Culturellement votre

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